Le louis d'or a été créé par la réforme de Claude de Bullion.
dimension : +/- 25 mm, poids : 6,75 g
avers : la tête laurée du roi tournée à droite, avec la légende suivante en latin : LVD XIII DG - FR ET NAV REX, c'est-à-dire « Louis XIII, roi de France et de Navarre par la grâce de Dieu »
revers : le monogramme : croix formée de 4 doubles L surmontés de couronnes et séparés par des fleurs de lys, la lettre de l'atelier dans un cercle en c½ur. La légende CHRS REGN VINC IMP, c'est-à-dire « Le Christ règne, vainc et commande »
graveur général des monnaies : Jean Warin (1604-1672)
En 1640, la mécanisation de la frappe monétaire des métaux précieux en France donna naissance au louis d'or. La série des pièces d'or, frappées dès cette date au balancier, comprend trois espèces : le louis, le double louis et le quadruple louis ; nous sommes habitués depuis déjà le XVIIer siècle à appeler improprement le quadruple louis "double louis", le double louis "louis" et le louis "demi-louis". À côté de ces pièces courantes a été fabriquée à petit nombre une série de trois monnaies de grand module : vingt louis, seize louis et huit louis ("dix", "huit" et "quatre" louis). La pièce de vingt louis valait cent livres ; elle reste la plus grande et la plus lourde monnaie d'or française jamais frappée. Ces pièces de plaisir, destinées à servir de cadeaux et à prouver le savoir-faire de la Monnaie du Moulin de Paris, n'ont pas circulé. Elles sont l'½uvre du liégeois Jean Varin (1596-1672), qui était à la fois maître, garde, graveur et conducteur de la Monnaie du Moulin, établie au Louvre. La plus lourde monnaie d'or royale française à l'effigie de Louis XIII
Jean Varin [graveur] Pièce de vingt ("dix") louis à l'effigie de Louis XIII
Monnaie : or. 66,87 g. ; diamètre maximum : 4,4 cm
Paris, 1640 BnF, département des Monnaies, médailles et antiques, Beistegui 304 RC-A-57802/RC-A-57803
Droit : LVD.XIII.D.G. FR.ET.NAV.REX., tête du Roi laurée à droite ; dessous : 1640